Blog
Neuraccure sur le circuit de Monaco : objectiver l’invisible en moins de cinq minutes
21 August 2026

Neuraccure est une aide à la décision : les mesures produites n’établissent pas de diagnostic de manière autonome, leur interprétation relève exclusivement du médecin.
En sport automobile, un accident ne prévient pas. Après un choc à haute vitesse, la question de savoir si un pilote peut reprendre le volant en toute sécurité se pose en quelques minutes, alors qu’une commotion cérébrale, elle, reste souvent invisible à l’œil nu juste après l’impact.

Un partenariat renouvelé avec l’Automobile Club de Monaco
Neuraccure a renouvelé son partenariat avec l’Automobile Club de Monaco (ACM) pour intervenir sur les Grands Prix de la saison 2026 sur le circuit de Monaco. En cas d’accident, l’équipe médicale de piste peut désormais s’appuyer sur une évaluation neurologique objective, réalisée directement sur place.
Cette collaboration est le fruit d’un travail mené avec le Dr Benoît Paulmier, Président de la Commission Médicale de l’ACM, et mobilise également l’expertise du Centre Rainier III du Centre Hospitalier Princesse Grace (CHPG).

Une évaluation de terrain, en moins de cinq minutes
Concrètement, l’évaluation repose sur une simple tablette et prend moins de cinq minutes : motricité fine, mouvements oculaires et fonctions cognitives sont mesurées dans des conditions standardisées, directement en bord de piste, dans un contexte où chaque minute compte.

La donnée au service de l’évaluation médicale
L’objectif n’est pas de remplacer le jugement clinique de l’équipe médicale, mais de lui donner un appui objectif et quantifié au moment où elle doit trancher une question à fort enjeu : ce pilote peut-il reprendre la course en sécurité ? Neuraccure objective ce que l’examen à l’oeil nu seul ne permet pas toujours de voir immédiatement après un choc ; la décision, elle, reste entièrement entre les mains du médecin.
Un enjeu qui dépasse le sport automobile
Cette approche du terrain fait écho à ce que nous observons plus largement dans le sport de contact et de collision : une commotion cérébrale expose à un risque accru de complications et de baisse de performance dans les semaines qui suivent, souvent sans que rien ne soit visible à l’examen clinique classique. Objectiver ce retentissement fonctionnel, qu’il s’agisse d’un pilote en bord de piste ou d’un joueur dans un vestiaire, c’est donner aux équipes médicales les moyens de protéger la santé des sportifs plutôt que de se fier au seul ressenti.
Et au-delà du sport, ces mêmes outils d’évaluation fonctionnelle ouvrent des perspectives pour la prise en charge de nombreuses maladies neurologiques.